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Je fais beaucoup d’achats dans une grande surface française spécialisée dans les articles de sport…

Je peux pas la citer, mais… vous voyez de laquelle je veux parler…?

 

L’enseigne me connait bien

Elle sait que je pratique la randonnée, la marche sportive, la natation, etc…

Elle m’écrit très souvent pour m’aider à mieux pratiquer mes sports préférés et pour me conseiller sur mes futurs achats.

 

Aujourd’hui, l’entreprise m’a expliqué comment laver mes vêtements de randonnée de manière plus écologique.

Car : « Les vêtements de randonnée sont souvent fabriqués avec des matières techniques donc synthétiques. […] Saviez-vous que les matières synthétiques relâchent des micro-déchets polluants au lavage ? »

Bin non, je ne savais pas… à vrai dire, je ne m’étais jamais posé la question… !
Mais c’est vrai que je porte des vêtements en synthétique, pantalons, T-shirts, chaussettes, culottes… Et qu’en plus, je les lave !!

« Lors du lavage des vêtements synthétiques, des micro-particules de fibres plastiques se déversent dans les eaux usées et ne peuvent être filtrées efficacement ni par les lave-linges ni par les stations d’épuration. A l’échelle mondiale, il en résulte une pollution énorme des océans qui affecte la faune aquatique et par conséquent se retrouve dans la chaîne alimentaire. »

 

Mince… c’est moi qui fait ça ?!!!

On cherche à me faire culpabiliser…?

 

L’enseigne me rassure :

« Mais pas de panique ! Vous pouvez concilier performance technique de votre équipement et respect de l’environnement. Pour bien laver en évitant le rejet de micro-déchets, vous pouvez utiliser des sacs de lavage qui filtrent ces particules synthétiques, etc… »

(je ne reporte volontairement pas le lien qui emmène sur un site marchand allemand où ce filet de lavage en polyamide est vendu 29,75 €…)

 

C’est ça qu’on appelle du green washing ?

Alors là, je ne suis pas d’accord !

 
L’enseigne m’encourage à acheter des vêtements techniques et me rend responsable de la pollution des océans parce que je les lave ?!

Pourquoi ne pas m’avoir informé de cette pollution dans le magasin ? Mon achat aurait ainsi été plus réfléchi ?!

 
Est-ce que c’est marqué sur l’étiquette ?
Ah bin non, c’est pas écrit…

 
Ce n’est pas écrit qu’en achetant ce vêtement en synthétique, je contribue à polluer les océans.

Ce n’est pas écrit non plus qu’en vendant ce vêtement en synthétique, le magasin contribue à polluer les océans.

Et ce n’est pas écrit non plus qu’en fabricant ce vêtement, le fabricant contribue à polluer les océans.

Je suggère d’ajouter cette étiquette sur les vêtements en synthétique…

 
Le monsieur sur le quai de la gare l’a bien dit à Elise Lucet :

« Le consommateur est entièrement responsable. »

(si vous ne savez pas de quoi je parle, regardez l’émission Cash Investigation du mardi 11 septembre).

Et il a raison.

 

Vous savez pourquoi ?

 
Parce qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas.

 
Alors je suis bien contente d’avoir reçu ce mail et d’avoir pris conscience des conséquences de mon comportement.

 

Promis, je ne recommencerai plus !